Canada NewsWire (press release) - 15 oct. 2009
MONTREAL, Oct. 15 /CNW Telbec/ - The World Trade Centre Montréal, the international trade experts of the Board of Trade of Metropolitan Montreal, is pleased to play host to a buyer from Leroy Merlin Russia and an expert in the Russian market in Brossard today. This initiative results from a collaboration with Quebec's Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Développement économique Longueuil and Laval Technopole.
With over 236 stores in Europe, Brazil, China and Russia, sales of 4.3 billion euros and over 2,700 suppliers, Leroy Merlin is the sixth largest company worldwide in the renovation centre sector. In Russia, Leroy Merlin is growing quickly, with 11 stores currently and 35 more planned by 2013. Over 70% of the products available come from outside Russia.
"We are pleased to present this business opportunity for the Russian market to some 50 businesses taking part in this seminar," says Michel Leblanc, President and CEO of the Board of Trade of Metropolitan Montreal and the World Trade Centre Montréal. "Around 20 businesses will have individual meetings with the Leroy Merlin Russia representative and an expert in the Russian market. It's also a great opportunity for business people to network with each other and, who knows, maybe meet future partners. For a number of Quebec SMEs, Russia is a very attractive and growing market. The role of our team of international trade experts is to guide them in their efforts on foreign markets."
"The residential and commercial construction sectors are growing in Russia thanks to a number of residence-related governmental programs. The demand in this sector is clear. The quality of our products and their low cost compared with Russian products make them very attractive. The main needs identified by the buyers are in kitchens and basements, home decor, construction equipment and materials, doors and windows as well as gardens and landscaping. I'm confident that Quebec's SMEs will take advantage of their added value to differentiate themselves. Plus, for our entrepreneurs, this can be an entry point to other markets where Leroy Merlin has a presence, whether Europe, Brazil or China," concluded Mr. Leblanc.
Through its World Trade Centre Montréal experts and with the support of Canada Economic Development, the Board of Trade of Metropolitan Montreal offers international trade services to the greater business community. The World Trade Centre Montréal is celebrating its 25th anniversary this year.
For further information: Sylvie Paquette, Coordinator, Media relations, Board of Trade of Metropolitan Montreal, (514) 871-4000, ext. 4015, sylvie.paquette@ccmm.qc.ca
lundi 26 octobre 2009
<< L'éducation est l'avenir d'un pays >>
oMANAMA, Bahreïn, October 19 /PRNewswire/ -- ct. 2009
Le prince héritier de la Couronne s'adresse aux grands spécialistes de l'éducation à l'occasion de l'inauguration d'un projet d'éducation au Bahreïn
<< L'éducation est l'avenir de tout pays >>, a déclaré le Cheick Salman bin Hamad Al Khalifa, Prince héritier de la Couronne du Bahreïn et président de l'Economic Development Board (EDB ou Conseil pour le développement économique) du pays, aux spécialistes de l'éducation internationaux venus assister à la cérémonie de lancement du projet d'éducation du Bahreïn.
Entrepris à l'initiative de son Altesse le Cheick Salman et organisé par l'EDB, ce projet vise à éliminer les inégalités grandissantes entre les systèmes éducatifs internationaux. Bien que les gouvernements du monde entier aient fait de l'éducation une priorité, le rendement des investissements réalisés dans ce domaine, tout particulièrement dans les pays en développement, reste faible.
Le Prince héritier a déclaré : << Les citoyens sont la force vive de tout pays. C'est d'eux que dépend la croissance d'un pays et ils doivent pouvoir recevoir l'éducation et la formation dont ils ont besoin pour décrocher de bons emplois et percevoir des revenus satisfaisants pour leur famille. Mais nous savons tous que la qualité des systèmes éducatifs n'est pas la même partout. En dépit de toutes les bonnes intentions, le déblocage de fonds supplémentaires pour l'éducation ne permet que rarement d'apporter les améliorations attendues. Trop de jeunes dans les pays développés et émergents se retrouvent sur le marché du travail sans les compétences requises par les économies postindustrielles, fondées sur les connaissances. >>
<< Identifier les cycles d'éducation prioritaires et leur apporter les investissements nécessaires afin de débloquer tout le potentiel de chaque personne est l'un des plus grands défis auquel le monde est confronté au XXIe siècle. Le Projet d'éducation est l'occasion pour les éducateurs de travailler ensemble dans le cadre d'une équipe internationale ayant vocation à agir plus qu'à débattre. Nous sommes réunis pour identifier les solutions et stratégies susceptibles d'aider les éducateurs du monde entier à façonner l'avenir de l'éducation et à faire la différence dans chaque société et chaque pan de la société. >>
Selon l'Institut de l'UNESCO pour l'apprentissage tout au long de la vie, 774 millions d'adultes sont illettrés. Et pourtant, une seule année d'école primaire permet d'augmenter le salaire perçu ultérieurement dans une proportion comprise entre 4 et 15 pour cent pour les garçons et plus encore pour les filles. Le salaire d'un individu augmente de 15 à 25 pour cent pour chaque année d'études secondaires supplémentaire.
Le Prince héritier de la Couronne a ajouté que le Projet d'éducation est le fruit de l'expérience acquise par le Bahreïn en étudiant les meilleurs systèmes éducatifs du monde. Le Bahreïn est le premier pays du Golf à avoir instauré un système d'éducation public en 1919 et à avoir permis aux femmes d'accéder à l'enseignement en 1928.
Le Prince héritier de la Couronne a ajouté que les éducateurs du monde entier s'appuieront sur les résultats de ce forum mondial, qui devrait être annualisé, pour façonner l'avenir de l'éducation et faire la différence en mettant en oeuvre ses conclusions et en introduisant des changements pratiques.
L'EDB est chargé de formuler et de superviser la stratégique économique du royaume. L'éducation et la formation comptent parmi les piliers de la Vision économique du Bahreïn à l'horizon 2030 et de sa Stratégie économique nationale.
Le prince héritier de la Couronne s'adresse aux grands spécialistes de l'éducation à l'occasion de l'inauguration d'un projet d'éducation au Bahreïn
<< L'éducation est l'avenir de tout pays >>, a déclaré le Cheick Salman bin Hamad Al Khalifa, Prince héritier de la Couronne du Bahreïn et président de l'Economic Development Board (EDB ou Conseil pour le développement économique) du pays, aux spécialistes de l'éducation internationaux venus assister à la cérémonie de lancement du projet d'éducation du Bahreïn.
Entrepris à l'initiative de son Altesse le Cheick Salman et organisé par l'EDB, ce projet vise à éliminer les inégalités grandissantes entre les systèmes éducatifs internationaux. Bien que les gouvernements du monde entier aient fait de l'éducation une priorité, le rendement des investissements réalisés dans ce domaine, tout particulièrement dans les pays en développement, reste faible.
Le Prince héritier a déclaré : << Les citoyens sont la force vive de tout pays. C'est d'eux que dépend la croissance d'un pays et ils doivent pouvoir recevoir l'éducation et la formation dont ils ont besoin pour décrocher de bons emplois et percevoir des revenus satisfaisants pour leur famille. Mais nous savons tous que la qualité des systèmes éducatifs n'est pas la même partout. En dépit de toutes les bonnes intentions, le déblocage de fonds supplémentaires pour l'éducation ne permet que rarement d'apporter les améliorations attendues. Trop de jeunes dans les pays développés et émergents se retrouvent sur le marché du travail sans les compétences requises par les économies postindustrielles, fondées sur les connaissances. >>
<< Identifier les cycles d'éducation prioritaires et leur apporter les investissements nécessaires afin de débloquer tout le potentiel de chaque personne est l'un des plus grands défis auquel le monde est confronté au XXIe siècle. Le Projet d'éducation est l'occasion pour les éducateurs de travailler ensemble dans le cadre d'une équipe internationale ayant vocation à agir plus qu'à débattre. Nous sommes réunis pour identifier les solutions et stratégies susceptibles d'aider les éducateurs du monde entier à façonner l'avenir de l'éducation et à faire la différence dans chaque société et chaque pan de la société. >>
Selon l'Institut de l'UNESCO pour l'apprentissage tout au long de la vie, 774 millions d'adultes sont illettrés. Et pourtant, une seule année d'école primaire permet d'augmenter le salaire perçu ultérieurement dans une proportion comprise entre 4 et 15 pour cent pour les garçons et plus encore pour les filles. Le salaire d'un individu augmente de 15 à 25 pour cent pour chaque année d'études secondaires supplémentaire.
Le Prince héritier de la Couronne a ajouté que le Projet d'éducation est le fruit de l'expérience acquise par le Bahreïn en étudiant les meilleurs systèmes éducatifs du monde. Le Bahreïn est le premier pays du Golf à avoir instauré un système d'éducation public en 1919 et à avoir permis aux femmes d'accéder à l'enseignement en 1928.
Le Prince héritier de la Couronne a ajouté que les éducateurs du monde entier s'appuieront sur les résultats de ce forum mondial, qui devrait être annualisé, pour façonner l'avenir de l'éducation et faire la différence en mettant en oeuvre ses conclusions et en introduisant des changements pratiques.
L'EDB est chargé de formuler et de superviser la stratégique économique du royaume. L'éducation et la formation comptent parmi les piliers de la Vision économique du Bahreïn à l'horizon 2030 et de sa Stratégie économique nationale.
Afghanistan : les ONG énoncent des priorités pour le nouveau gouvernement
HNS - 15 oct. 2009
Pour les organisations humanitaires et de développement travaillant en Afghanistan, le nouveau gouvernement du pays doit, de toute urgence, consacrer davantage de ressources à la construction de 6 000 nouvelles écoles, la formation de plus de 5 000 sages-femmes et la formation professionnelle de la police, afin d’améliorer la vie des citoyens.
Dans une liste de recommandations pour le nouveau gouvernement afghan, un groupe d’ONG nationales et internationale [1], notamment Oxfam International, le Forum Afghan de la Société Civile et l’Organisation de Développement Sanayee, souligne également l’importance d’améliorer la gouvernance, protéger les civils et garantir les droits des femmes.
Ces recommandations devraient être mises en œuvre indépendamment du résultat des élections. Avec la focalisation de ces derniers jours sur le processus électoral, les besoins urgents des Afghans ont été mis de côté. Maintenant plus que jamais, le nouveau gouvernement devra faire du peuple afghan une priorité à part entière.
La directrice du Centre de Développement des Capacités des Femmes Afghanes (Afghan Women’s Skills Development Centre) Mary Akrami, a déclaré : « L’espérance de vie [des Afghanes] n’est toujours que de 43 ans, et dans plusieurs régions le taux de mortalité maternelle reste le plus élevé du monde. La moitié des écoles en Afghanistan n’ont pas de bâtiments. Le pays a besoin de personnel de santé, d’instituteurs et de meilleures infrastructures. Les Afghans ont un besoin crucial de voir des améliorations dans tous ces domaines ».
Grace Ommer, directrice d’Oxfam en Afghanistan, note que « Nos recommandations sont ambitieuses, étant donnée l’augmentation de la violence en Afghanistan, mais elles ne sont pas impossibles. Depuis huit ans ce pays a fait des progrès significatifs, en inscrivant plus de six millions d’enfants à l’école primaire et en améliorant de 40 pourcent l’accès aux soins de santé. »
« Un changement positif est possible en Afghanistan, mais il faut pour cela de la volonté politique à Kaboul et le soutien à long terme de la communauté internationale ».
Ces nouvelles recommandations soulignent les réformes nécessaires en termes de gouvernance. Le rapport propose que les nominations officielles se fassent sur la base du mérite et que les casiers judiciaires et passifs du point de vue des violations des droits de l’homme fassent l’objet d’un examen approfondi. L’accès à une justice équitable demeure limité et, malgré des progrès modestes au sein de la police nationale afghane, celle-ci doit encore être réformée afin de garantir notamment de meilleurs contrôles internes et l’amélioration du versement des salaires.
Mirwais Wardak, responsable des programmes pour ‘Coopération pour la Paix et l’Unité’ (CPAU) a déclaré « Une grande majorité d’Afghans souhaite que leur gouvernement fournisse des services de base, qu’il maintienne l’ordre et applique les lois. Mais trop de gaspillages, peu d’efficacité, ainsi que des obstacles à l’accès au système judiciaire, ont laissé la population frustrée et miné sa confiance envers le gouvernement ».
Les ONG ont appelé les donateurs internationaux à améliorer la transparence et fournir des renseignements complets pour aider le gouvernement afghan à effectuer le suivi de l’aide étrangère qui finance environ 80 pourcent de son budget.
Selon le Dr Hamid Saljuqi, directeur de l’organisation Coordination de l’Assistance Humanitaire (CHA), « Trop souvent, l’aide est versée de façon opaque ou est détournée par le conflit, au lieu d’être dépensée selon les besoins. Les donateurs doivent fournir une information complète sur l’assistance qu’ils fournissent et consacrer davantage de fonds aux projets de long terme alignés sur la Stratégie nationale afghane de développement ».
Alors que les Forces nationales afghanes de sécurité prennent davantage en charge les opérations militaires, la protection des civils doit être une priorité du nouveau gouvernement. Plus de contrôles et de contrepouvoirs sont nécessaires, pour empêcher des abus et enquêter sur les exactions qui sont commises. Un bureau indépendant de médecine légale devrait être établi pour traiter les plaintes des civils contre les forces armées pro-gouvernementales.
Les recommandations soulignent les progrès accomplis en faveur des femmes depuis la chute des Talibans, tout en observant que beaucoup de ces améliorations fragiles et limitées risquent d’être remises en cause. Pour Oxfam, le gouvernement doit garantir les droits des femmes établis par la Constitution afghane, en faisant par exemple respecter intégralement la Loi sur l’élimination de la violence contre les femmes. Cette législation criminalise le viol et offre une plus grande protection aux femmes victimes de violences.
Pour les organisations humanitaires et de développement travaillant en Afghanistan, le nouveau gouvernement du pays doit, de toute urgence, consacrer davantage de ressources à la construction de 6 000 nouvelles écoles, la formation de plus de 5 000 sages-femmes et la formation professionnelle de la police, afin d’améliorer la vie des citoyens.
Dans une liste de recommandations pour le nouveau gouvernement afghan, un groupe d’ONG nationales et internationale [1], notamment Oxfam International, le Forum Afghan de la Société Civile et l’Organisation de Développement Sanayee, souligne également l’importance d’améliorer la gouvernance, protéger les civils et garantir les droits des femmes.
Ces recommandations devraient être mises en œuvre indépendamment du résultat des élections. Avec la focalisation de ces derniers jours sur le processus électoral, les besoins urgents des Afghans ont été mis de côté. Maintenant plus que jamais, le nouveau gouvernement devra faire du peuple afghan une priorité à part entière.
La directrice du Centre de Développement des Capacités des Femmes Afghanes (Afghan Women’s Skills Development Centre) Mary Akrami, a déclaré : « L’espérance de vie [des Afghanes] n’est toujours que de 43 ans, et dans plusieurs régions le taux de mortalité maternelle reste le plus élevé du monde. La moitié des écoles en Afghanistan n’ont pas de bâtiments. Le pays a besoin de personnel de santé, d’instituteurs et de meilleures infrastructures. Les Afghans ont un besoin crucial de voir des améliorations dans tous ces domaines ».
Grace Ommer, directrice d’Oxfam en Afghanistan, note que « Nos recommandations sont ambitieuses, étant donnée l’augmentation de la violence en Afghanistan, mais elles ne sont pas impossibles. Depuis huit ans ce pays a fait des progrès significatifs, en inscrivant plus de six millions d’enfants à l’école primaire et en améliorant de 40 pourcent l’accès aux soins de santé. »
« Un changement positif est possible en Afghanistan, mais il faut pour cela de la volonté politique à Kaboul et le soutien à long terme de la communauté internationale ».
Ces nouvelles recommandations soulignent les réformes nécessaires en termes de gouvernance. Le rapport propose que les nominations officielles se fassent sur la base du mérite et que les casiers judiciaires et passifs du point de vue des violations des droits de l’homme fassent l’objet d’un examen approfondi. L’accès à une justice équitable demeure limité et, malgré des progrès modestes au sein de la police nationale afghane, celle-ci doit encore être réformée afin de garantir notamment de meilleurs contrôles internes et l’amélioration du versement des salaires.
Mirwais Wardak, responsable des programmes pour ‘Coopération pour la Paix et l’Unité’ (CPAU) a déclaré « Une grande majorité d’Afghans souhaite que leur gouvernement fournisse des services de base, qu’il maintienne l’ordre et applique les lois. Mais trop de gaspillages, peu d’efficacité, ainsi que des obstacles à l’accès au système judiciaire, ont laissé la population frustrée et miné sa confiance envers le gouvernement ».
Les ONG ont appelé les donateurs internationaux à améliorer la transparence et fournir des renseignements complets pour aider le gouvernement afghan à effectuer le suivi de l’aide étrangère qui finance environ 80 pourcent de son budget.
Selon le Dr Hamid Saljuqi, directeur de l’organisation Coordination de l’Assistance Humanitaire (CHA), « Trop souvent, l’aide est versée de façon opaque ou est détournée par le conflit, au lieu d’être dépensée selon les besoins. Les donateurs doivent fournir une information complète sur l’assistance qu’ils fournissent et consacrer davantage de fonds aux projets de long terme alignés sur la Stratégie nationale afghane de développement ».
Alors que les Forces nationales afghanes de sécurité prennent davantage en charge les opérations militaires, la protection des civils doit être une priorité du nouveau gouvernement. Plus de contrôles et de contrepouvoirs sont nécessaires, pour empêcher des abus et enquêter sur les exactions qui sont commises. Un bureau indépendant de médecine légale devrait être établi pour traiter les plaintes des civils contre les forces armées pro-gouvernementales.
Les recommandations soulignent les progrès accomplis en faveur des femmes depuis la chute des Talibans, tout en observant que beaucoup de ces améliorations fragiles et limitées risquent d’être remises en cause. Pour Oxfam, le gouvernement doit garantir les droits des femmes établis par la Constitution afghane, en faisant par exemple respecter intégralement la Loi sur l’élimination de la violence contre les femmes. Cette législation criminalise le viol et offre une plus grande protection aux femmes victimes de violences.
Afrique, 50 ans d’indépendance. Territoires, frontières, identités et développement
Calenda - 20 oct. 2009
En 1960, un grand nombre de pays africains issus principalement des empires coloniaux britanniques et français accédaient à l’indépendance. A ce moment, des choix territoriaux de grande importance furent réalisés, puisqu’ils dessinaient les frontières des Etats nations appelés à se construire – lesquelles allaient être globalement figées en 1963 par le dogme fondateur de l’Organisation de l’Union Africaine affirmant l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Après d’âpres débats, les fédérations de l’Afrique occidentale française (AOF) et de l’Afrique équatoriale française (AEF) éclatèrent, laissant place à des territoires étatiques de faible poids démographique correspondant aux différentes colonies (8 en AOF, 4 en AEF). Ailleurs, on choisit de maintenir de grands ensembles géographiques (Nigeria, Congo belge). Les populations des anciennes colonies allemandes placées sous mandat français et britanniques furent appelées à se prononcer par référendum sur leur pays de rattachement : le Togoland fut partagé entre Togo et Ghana, le sud-ouest de l’ancien Kamerun entre la République du Cameroun et le Nigeria. Les enveloppes territoriales étaient scellées : les Etats nations devraient s’y construire tout en répondant aux exigences du développement socio-économique. On sait que leur destin fut tumultueux.
Au-delà des vains débats sur « l’artificialité des frontières héritées de la colonisation », il s’agit ici de s’interroger sur le devenir, au cours du demi-siècle d’indépendance africaine écoulé, de cette relation complexe entre frontières, Etats, nation et développement, contenant et contenu. Autrement dit, nous invitons à en proposer des éléments de bilan géographique. Parmi les nombreuses pistes que celui-ci pourrait emprunter, nous suggérons de centrer la réflexion sur deux dimensions principales : la relation identités / frontières / construction nationale d’une part ; la question des choix du développement en relation avec les enjeux d’aménagement des territoires et d’intégration régionale d’autre part.
La première appelle des réflexions d’ordre politique ou géopolitique : comment se sont articulés territoires, identités et Etats dans l’Afrique indépendante ? Les frontières de 1960 enserrent des populations d’une grande diversité, que l’histoire – précoloniale et coloniale – a plus souvent opposées qu’unis. Les histoires nationales ultérieures ont procédé d’équilibres plus ou moins instables entre sentiment national émergent, identités ethniques, religieuses ou régionales. Certaines frontières furent contestées, parfois dans le cadre de mouvements sécessionnistes exprimant la révolte de régions marginalisées, moins souvent du fait de revendications territoriales des pays voisins. Au centre des processus de construction nationale, l’Etat en a exprimé toutes les ambiguïtés, dans des contextes économiques (crise des années 1980) et politiques (guerre froide jusqu’en 1990) difficiles. Il est apparu tantôt comme facteur de centralisation et d’unité, tantôt comme acteur d’une instrumentalisation des identités infranationales au service des élites au pouvoir et lieu d’accaparement patrimonial. Parallèlement, l’amplification de la décentralisation depuis les années 1990 a démultiplié les territoires infranationaux : elle visait à requalifier l’Etat en favorisant un développement à l’échelle locale, et, en Afrique du sud, à gommer les stigmates géographiques de l’apartheid. Mais elle est aussi lourde d’ambiguïtés, en risquant d’accroître les inégalités territoriales et les replis communautaires. En ville comme en milieu rural, la tension entre autochtonie et allochtonie qui préside au contrôle du foncier met l’identité au cœur des enjeux de pouvoir.
En 1960, un grand nombre de pays africains issus principalement des empires coloniaux britanniques et français accédaient à l’indépendance. A ce moment, des choix territoriaux de grande importance furent réalisés, puisqu’ils dessinaient les frontières des Etats nations appelés à se construire – lesquelles allaient être globalement figées en 1963 par le dogme fondateur de l’Organisation de l’Union Africaine affirmant l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Après d’âpres débats, les fédérations de l’Afrique occidentale française (AOF) et de l’Afrique équatoriale française (AEF) éclatèrent, laissant place à des territoires étatiques de faible poids démographique correspondant aux différentes colonies (8 en AOF, 4 en AEF). Ailleurs, on choisit de maintenir de grands ensembles géographiques (Nigeria, Congo belge). Les populations des anciennes colonies allemandes placées sous mandat français et britanniques furent appelées à se prononcer par référendum sur leur pays de rattachement : le Togoland fut partagé entre Togo et Ghana, le sud-ouest de l’ancien Kamerun entre la République du Cameroun et le Nigeria. Les enveloppes territoriales étaient scellées : les Etats nations devraient s’y construire tout en répondant aux exigences du développement socio-économique. On sait que leur destin fut tumultueux.
Au-delà des vains débats sur « l’artificialité des frontières héritées de la colonisation », il s’agit ici de s’interroger sur le devenir, au cours du demi-siècle d’indépendance africaine écoulé, de cette relation complexe entre frontières, Etats, nation et développement, contenant et contenu. Autrement dit, nous invitons à en proposer des éléments de bilan géographique. Parmi les nombreuses pistes que celui-ci pourrait emprunter, nous suggérons de centrer la réflexion sur deux dimensions principales : la relation identités / frontières / construction nationale d’une part ; la question des choix du développement en relation avec les enjeux d’aménagement des territoires et d’intégration régionale d’autre part.
La première appelle des réflexions d’ordre politique ou géopolitique : comment se sont articulés territoires, identités et Etats dans l’Afrique indépendante ? Les frontières de 1960 enserrent des populations d’une grande diversité, que l’histoire – précoloniale et coloniale – a plus souvent opposées qu’unis. Les histoires nationales ultérieures ont procédé d’équilibres plus ou moins instables entre sentiment national émergent, identités ethniques, religieuses ou régionales. Certaines frontières furent contestées, parfois dans le cadre de mouvements sécessionnistes exprimant la révolte de régions marginalisées, moins souvent du fait de revendications territoriales des pays voisins. Au centre des processus de construction nationale, l’Etat en a exprimé toutes les ambiguïtés, dans des contextes économiques (crise des années 1980) et politiques (guerre froide jusqu’en 1990) difficiles. Il est apparu tantôt comme facteur de centralisation et d’unité, tantôt comme acteur d’une instrumentalisation des identités infranationales au service des élites au pouvoir et lieu d’accaparement patrimonial. Parallèlement, l’amplification de la décentralisation depuis les années 1990 a démultiplié les territoires infranationaux : elle visait à requalifier l’Etat en favorisant un développement à l’échelle locale, et, en Afrique du sud, à gommer les stigmates géographiques de l’apartheid. Mais elle est aussi lourde d’ambiguïtés, en risquant d’accroître les inégalités territoriales et les replis communautaires. En ville comme en milieu rural, la tension entre autochtonie et allochtonie qui préside au contrôle du foncier met l’identité au cœur des enjeux de pouvoir.
Les émigrés africains transfèrent chaque année 40 milliards de dollars dans leurs pays d'origine
LE MONDE | 22.10.09
L'Afrique reçoit des sommes considérables des migrants partis travailler sur d'autres continents, mais le manque d'information, de concurrence et de régulation empêche cet argent d'agir pleinement sur le développement. C'est ce que révèle un rapport de l'International Fund for Agricultural Development (IFAD), publié jeudi 22 octobre à l'occasion d'un forum sur les transferts de fonds organisé à Tunis par cette agence de l'ONU, pour mobiliser banques centrales et gouvernements sur la question.
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La première surprise de ce rapport tient en un chiffre : d'après l'IFAD, 40 milliards de dollars (26,7 milliards d'euros) sont envoyés chaque année à leurs proches par les émigrés africains. Ce montant était jusqu'alors inconnu, mais il était estimé entre trois et quatre fois moindre.
"L'Afrique avait toujours été une énigme en ce qui concerne les transferts de fonds", explique Pedro de Vasconcelos, économiste à l'IFAD et coauteur de ce premier état des lieux. "On les évaluait généralement entre 10 milliards et 17 milliards de dollars. Même les banques centrales africaines n'avaient aucun chiffre."
Ce manque d'information a des conséquences en cascade : "L'impact des transferts est colossal, mais sous-utilisé. L'argent est là; le problème, c'est le manque d'options. N'ayant pas conscience des montants en jeu, les gouvernements ne se préoccupent pas de réguler le marché ou de rendre ces sommes productives, pas plus que le secteur privé", explique M. de Vasconcelos.
Résultat, le marché des transferts est détenu à 64 % par deux acteurs seulement, Western Union et MoneyGram. Faute de concurrence, le taux des commissions est d'environ 10 % en moyenne en Afrique – où il peut même atteindre 25 % –, contre 5,6 % en moyenne dans le monde.
"Si on réduit ce taux de moitié, 2 milliards de dollars de plus arrivent dans la poche des familles chaque année, résume l'économiste de l'IFAD. En Amérique latine, l'ouverture du marché a fait chuter les taux de 15 % à moins de 5 %."
La concurrence aurait un autre avantage : la multiplication des points de retrait, dont les zones rurales africaines sont largement dépourvues. Or un tiers des transferts sont destinés à des familles rurales. "Le Mexique dispose d'autant de points de retrait que toute l'Afrique, avec une population dix fois moindre", compare M. de Vasconcelos. "Pour beaucoup d'Africains, aller chercher cet argent, c'est un ou deux jours de travail perdus."
L'agence des Nations unies propose de transformer les bureaux de poste en points de retrait, alors qu'ils n'en ont aujourd'hui pour la plupart ni le droit ni les moyens. L'IFAD vient de signer un accord avec l'Universal Postal Union pour travailler en ce sens.
D'autres solutions existent. Au Kenya, le téléphone mobile devient un des moyens les plus économiques d'effectuer des transferts d'argent. Le Kenya est aussi un des rares pays à autoriser les institutions de microfinance à opérer ces envois de fonds. Dans toute l'Afrique, ces organismes ne forment que 3 % des points de retrait. Leur ouvrir le marché des transferts suffirait à doubler le nombre de guichets, selon l'IFAD.
Surtout, au lieu d'un simple mécanisme de consommation, "cela créerait une dynamique locale d'épargne et de microcrédit, qui donnerait une tout autre dimension à l'économie", estime M. de Vasconcelos.
Car si l'essentiel de l'argent des transferts de fonds sert à faire face à des dépenses de première nécessité – nourriture, logement, santé ou éducation –, "5 à 10 milliards de dollars sont disponibles pour l'épargne et l'investissement", selon le rapport. Des sommes capitales en pleine crise économique, alors que l'aide publique au développement s'essouffle et que les investissements directs étrangers s'effondrent.
Les transferts des migrants souffrent eux aussi : ils ont chuté de 12,7 % depuis le début de l'année selon l'IFAD. Un choc d'autant plus rude que ces envois avaient connu une croissance moyenne de 17 % dans le monde depuis dix ans, et que "par rapport à d'autres régions, l'Afrique dépend vraiment des transferts de fonds", précise M. de Vasconcelos.
L'Afrique reçoit des sommes considérables des migrants partis travailler sur d'autres continents, mais le manque d'information, de concurrence et de régulation empêche cet argent d'agir pleinement sur le développement. C'est ce que révèle un rapport de l'International Fund for Agricultural Development (IFAD), publié jeudi 22 octobre à l'occasion d'un forum sur les transferts de fonds organisé à Tunis par cette agence de l'ONU, pour mobiliser banques centrales et gouvernements sur la question.
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La première surprise de ce rapport tient en un chiffre : d'après l'IFAD, 40 milliards de dollars (26,7 milliards d'euros) sont envoyés chaque année à leurs proches par les émigrés africains. Ce montant était jusqu'alors inconnu, mais il était estimé entre trois et quatre fois moindre.
"L'Afrique avait toujours été une énigme en ce qui concerne les transferts de fonds", explique Pedro de Vasconcelos, économiste à l'IFAD et coauteur de ce premier état des lieux. "On les évaluait généralement entre 10 milliards et 17 milliards de dollars. Même les banques centrales africaines n'avaient aucun chiffre."
Ce manque d'information a des conséquences en cascade : "L'impact des transferts est colossal, mais sous-utilisé. L'argent est là; le problème, c'est le manque d'options. N'ayant pas conscience des montants en jeu, les gouvernements ne se préoccupent pas de réguler le marché ou de rendre ces sommes productives, pas plus que le secteur privé", explique M. de Vasconcelos.
Résultat, le marché des transferts est détenu à 64 % par deux acteurs seulement, Western Union et MoneyGram. Faute de concurrence, le taux des commissions est d'environ 10 % en moyenne en Afrique – où il peut même atteindre 25 % –, contre 5,6 % en moyenne dans le monde.
"Si on réduit ce taux de moitié, 2 milliards de dollars de plus arrivent dans la poche des familles chaque année, résume l'économiste de l'IFAD. En Amérique latine, l'ouverture du marché a fait chuter les taux de 15 % à moins de 5 %."
La concurrence aurait un autre avantage : la multiplication des points de retrait, dont les zones rurales africaines sont largement dépourvues. Or un tiers des transferts sont destinés à des familles rurales. "Le Mexique dispose d'autant de points de retrait que toute l'Afrique, avec une population dix fois moindre", compare M. de Vasconcelos. "Pour beaucoup d'Africains, aller chercher cet argent, c'est un ou deux jours de travail perdus."
L'agence des Nations unies propose de transformer les bureaux de poste en points de retrait, alors qu'ils n'en ont aujourd'hui pour la plupart ni le droit ni les moyens. L'IFAD vient de signer un accord avec l'Universal Postal Union pour travailler en ce sens.
D'autres solutions existent. Au Kenya, le téléphone mobile devient un des moyens les plus économiques d'effectuer des transferts d'argent. Le Kenya est aussi un des rares pays à autoriser les institutions de microfinance à opérer ces envois de fonds. Dans toute l'Afrique, ces organismes ne forment que 3 % des points de retrait. Leur ouvrir le marché des transferts suffirait à doubler le nombre de guichets, selon l'IFAD.
Surtout, au lieu d'un simple mécanisme de consommation, "cela créerait une dynamique locale d'épargne et de microcrédit, qui donnerait une tout autre dimension à l'économie", estime M. de Vasconcelos.
Car si l'essentiel de l'argent des transferts de fonds sert à faire face à des dépenses de première nécessité – nourriture, logement, santé ou éducation –, "5 à 10 milliards de dollars sont disponibles pour l'épargne et l'investissement", selon le rapport. Des sommes capitales en pleine crise économique, alors que l'aide publique au développement s'essouffle et que les investissements directs étrangers s'effondrent.
Les transferts des migrants souffrent eux aussi : ils ont chuté de 12,7 % depuis le début de l'année selon l'IFAD. Un choc d'autant plus rude que ces envois avaient connu une croissance moyenne de 17 % dans le monde depuis dix ans, et que "par rapport à d'autres régions, l'Afrique dépend vraiment des transferts de fonds", précise M. de Vasconcelos.
Montréal International honoré par l'Association des professionnels en développement économique du Québec et l'International Economic Development Counc
CNW Telbec (Communiqué de presse) - 13 oct. 2009
MONTRÉAL, le 13 oct. /CNW Telbec/ - Montréal International s'est vu décerner trois prix prestigieux par deux organisations regroupant des professionnels du développement économique, soit l'Association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ) et l'International Economic Development Council (IEDC). Ces distinctions viennent souligner l'excellence des outils de promotion du Grand Montréal développés par Montréal International.
À l'occasion de son 50e congrès annuel qui se déroulait du 30 septembre au 2 octobre 2009, l'APDEQ remettait plusieurs prix dans le cadre de son concours Outils promotionnels 2008-2009. Ce concours a pour objectif de reconnaître les meilleurs outils de communication conçus par les organismes de développement économiques au Québec, en termes de qualité et d'originalité. Montréal International a ainsi reçu le prix Coup de cœur du jury de l'APDEQ, pour sa vidéo promotionnelle intitulée À votre tour de choisir Montréal. Cette vidéo présente les multiples atouts du Grand Montréal, notamment ses industries de haute technologie, son environnement d'affaires dynamique, sa dimension internationale et sa qualité de vie exceptionnelle. Sous la forme d'un DVD trilingue (français, anglais et chinois), ce document vidéo s'adresse aux investisseurs et aux travailleurs qualifiés étrangers, ainsi qu'aux organisations internationales.
Le 6 octobre dernier, à Reno (Nevada), dans le cadre de la conférence annuelle de l'IEDC, Montréal International s'est également vu attribuer un prix pour sa vidéo promotionnelle. Cette distinction honore le meilleur outil promotionnel produit par une organisation de développement économique dans la catégorie promotion générale. Montréal International est ainsi honoré pour une seconde fois par l'IEDC, puisqu'en 2007, l'organisation était lauréate d'un prix dans la catégorie brochure d'information générale.
Par ailleurs, l'APDEQ a remis un autre prix à Montréal International dans la catégorie Outils d'information, pour ses Indicateurs d'attractivité 2009-2010, publication visant à faciliter la recherche d'information sur le Grand Montréal pour les investisseurs étrangers à la recherche d'un site d'implantation.
"Nous sommes particulièrement fiers de recevoir des distinctions aussi prestigieuses que celles remises par des organisations d'experts comme l'APDEQ et l'IEDC. Ces prix constituent une reconnaissance importante de notre travail de promotion du Grand Montréal sur la scène internationale et une grande satisfaction, particulièrement dans le contexte d'une concurrence accrue entre les métropoles du monde pour l'attraction d'investissements étrangers", a déclaré le président-directeur général de Montréal International, monsieur André Gamache.
MONTRÉAL, le 13 oct. /CNW Telbec/ - Montréal International s'est vu décerner trois prix prestigieux par deux organisations regroupant des professionnels du développement économique, soit l'Association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ) et l'International Economic Development Council (IEDC). Ces distinctions viennent souligner l'excellence des outils de promotion du Grand Montréal développés par Montréal International.
À l'occasion de son 50e congrès annuel qui se déroulait du 30 septembre au 2 octobre 2009, l'APDEQ remettait plusieurs prix dans le cadre de son concours Outils promotionnels 2008-2009. Ce concours a pour objectif de reconnaître les meilleurs outils de communication conçus par les organismes de développement économiques au Québec, en termes de qualité et d'originalité. Montréal International a ainsi reçu le prix Coup de cœur du jury de l'APDEQ, pour sa vidéo promotionnelle intitulée À votre tour de choisir Montréal. Cette vidéo présente les multiples atouts du Grand Montréal, notamment ses industries de haute technologie, son environnement d'affaires dynamique, sa dimension internationale et sa qualité de vie exceptionnelle. Sous la forme d'un DVD trilingue (français, anglais et chinois), ce document vidéo s'adresse aux investisseurs et aux travailleurs qualifiés étrangers, ainsi qu'aux organisations internationales.
Le 6 octobre dernier, à Reno (Nevada), dans le cadre de la conférence annuelle de l'IEDC, Montréal International s'est également vu attribuer un prix pour sa vidéo promotionnelle. Cette distinction honore le meilleur outil promotionnel produit par une organisation de développement économique dans la catégorie promotion générale. Montréal International est ainsi honoré pour une seconde fois par l'IEDC, puisqu'en 2007, l'organisation était lauréate d'un prix dans la catégorie brochure d'information générale.
Par ailleurs, l'APDEQ a remis un autre prix à Montréal International dans la catégorie Outils d'information, pour ses Indicateurs d'attractivité 2009-2010, publication visant à faciliter la recherche d'information sur le Grand Montréal pour les investisseurs étrangers à la recherche d'un site d'implantation.
"Nous sommes particulièrement fiers de recevoir des distinctions aussi prestigieuses que celles remises par des organisations d'experts comme l'APDEQ et l'IEDC. Ces prix constituent une reconnaissance importante de notre travail de promotion du Grand Montréal sur la scène internationale et une grande satisfaction, particulièrement dans le contexte d'une concurrence accrue entre les métropoles du monde pour l'attraction d'investissements étrangers", a déclaré le président-directeur général de Montréal International, monsieur André Gamache.
vendredi 2 octobre 2009
Conférence-débat sur la perte de repères des jeunes : La jeunesse doit s'auto étudier pour mieux s'auto évaluer
Bamako Hebdo (maliweb.net) - 25 sept. 2009
Dans le cadre du lancement du projet ''Mali vert jaune rouge'', une conférence débat a été organisée le 21 septembre dernier au Musée national. Les conférenciers étaient notre confrère Adam Thiam, chroniqueur hors pair au journal Le Républicain, Mohamed Salia Touré, un jeune consultant et promoteur d'un bureau d'études à Sikasso et d'autres orateurs. Pour le uns et les autres, un devoir d'introspection s'impose à la jeunesse en perte constante de ses repères.
l'entame, le chroniqueur du quotidien Le Républicain, Adam Thiam a passé au peigne fin le thème ''civisme et valeurs fondamentales''. Pour lui, le civisme est le respect à l'égard de la République, le respect des règles de la cité dans laquelle on vit, le respect de la chose publique, etc. mais, a-t-il souligné, " le respect n'est pas conservateur, il est évolutif ". Dans ce sens, le civisme comporte un respect et un égard à l'égard des institutions. Toutefois, la désobéissance politique (qui est dite civique) n'est pas de l'incivisme ; puisqu'elle est autorisée par la loi fondamentale. D'autres intervenants comme Mamadou N'Diaye, économiste, Fatoumata Sangho, ancienne présidente du parlement des enfants, ont pris la parole pour présenter des exposés sur le civisme dans le contexte malien. Le jeune et talentueux orateur Mohamed Salia Touré dira dans son intervention que, même si son temps de parole est relativement court par rapport à tout ce qu'il voudrais dire sur ce thème, il devrait demander quand même la permission de parler. Car, " je suis issu d'une tradition et d'une coutume qui m'obligent, à chaque fois que je me retrouve devant des personnes plus âgées que moi et que je dois m'adresser à elles, avant de commencer à parler, de demander la permission et la bénédiction pour m'exprimer. Vous savez comme moi qu'il est très compliqué de parler et moi je ne sais pas parler, j'apprends à parler ", a-t-il indiqué.
Pour l'orateur, nos valeurs culturelles sont en train de tomber dans l'oubli. Ainsi, un jeune qui ne sait d'où il vient, ne saura jamais où aller. " Pour ma part je vais aller puiser quelques éléments dans l'oeuvre de Amadou Hampaté Bâ, ce grand homme de culture qui s'est toujours battu pour la reconnaissance de la culture africaine, pour démontrer d'une manière éclatante qu'il est plus qu'urgent pour nous jeunes de revenir à ce que nous sommes pour pouvoir avancer sur la voie du développement ", a-t-il poursuivi.Pour M. Touré, dont on connaît le dynamisme dans les mouvements associatifs de la jeunesse malienne, Amadou Hampaté Bâ et tant d'autres sommités, comme Seydou Badian Kouyaté, Amadou Djicoroni, Bakary Kamian, etc sont des richesses et des repères pour le Mali. " Nous devons chercher à les connaître pour deux raisons et c'est à nous les jeunes de la salle que je m'adresse: nous devons les connaître pour nous connaître nous mêmes, mieux appréhender notre culture et savoir quelles sont, dans cette culture, les valeurs prioritaires d'hier que nous pouvons intégrer dans notre vécu quotidien. Des valeurs humanisantes, comme le dirait un philosophe, qui peuvent nous aider sur la route du développement. Pour cette raison, nous devons tout mettre en œuvre pour les connaître ".
Et l'intervenant de poursuivre sur sa dialectique en disant que ces hommes célèbres doivent être connus pour une autre raison. Par un exemple assez illustratif il dira : aujourd'hui, le mot à la mode c'est la mondialisation, la globalisation, l'uniformisation. Si jamais la jeunesse africaine en général et celle malienne en particulier s'engagent dans cette voie, avant de chercher à mieux se connaître, à revisiter son histoire, la jeunesse sera en perdition comme elle semble en être déjà au bord. " Elle sera comme le linceuil qui sert à enrouler le mort. Les autres viendront écrire notre passé, nous dire notre présent et inventer notre futur et nous ne pouvons éviter cela qu'en nous connaissant nous mêmes d'abord. Et sur la voie de la connaissance de soi-même la connaissance de ces hommes est obligatoire, c'est le chemin obligé pour tous ", a-t-il souligné.
Nous vous proposons ces lignes de l'intervention de Mohamed Salia Touré que certains Maliens voient déjà comme le futur successeur de Siriman Traoré à la tête du Conseil National des Jeunes du Mali.
Dans le cadre du lancement du projet ''Mali vert jaune rouge'', une conférence débat a été organisée le 21 septembre dernier au Musée national. Les conférenciers étaient notre confrère Adam Thiam, chroniqueur hors pair au journal Le Républicain, Mohamed Salia Touré, un jeune consultant et promoteur d'un bureau d'études à Sikasso et d'autres orateurs. Pour le uns et les autres, un devoir d'introspection s'impose à la jeunesse en perte constante de ses repères.
l'entame, le chroniqueur du quotidien Le Républicain, Adam Thiam a passé au peigne fin le thème ''civisme et valeurs fondamentales''. Pour lui, le civisme est le respect à l'égard de la République, le respect des règles de la cité dans laquelle on vit, le respect de la chose publique, etc. mais, a-t-il souligné, " le respect n'est pas conservateur, il est évolutif ". Dans ce sens, le civisme comporte un respect et un égard à l'égard des institutions. Toutefois, la désobéissance politique (qui est dite civique) n'est pas de l'incivisme ; puisqu'elle est autorisée par la loi fondamentale. D'autres intervenants comme Mamadou N'Diaye, économiste, Fatoumata Sangho, ancienne présidente du parlement des enfants, ont pris la parole pour présenter des exposés sur le civisme dans le contexte malien. Le jeune et talentueux orateur Mohamed Salia Touré dira dans son intervention que, même si son temps de parole est relativement court par rapport à tout ce qu'il voudrais dire sur ce thème, il devrait demander quand même la permission de parler. Car, " je suis issu d'une tradition et d'une coutume qui m'obligent, à chaque fois que je me retrouve devant des personnes plus âgées que moi et que je dois m'adresser à elles, avant de commencer à parler, de demander la permission et la bénédiction pour m'exprimer. Vous savez comme moi qu'il est très compliqué de parler et moi je ne sais pas parler, j'apprends à parler ", a-t-il indiqué.
Pour l'orateur, nos valeurs culturelles sont en train de tomber dans l'oubli. Ainsi, un jeune qui ne sait d'où il vient, ne saura jamais où aller. " Pour ma part je vais aller puiser quelques éléments dans l'oeuvre de Amadou Hampaté Bâ, ce grand homme de culture qui s'est toujours battu pour la reconnaissance de la culture africaine, pour démontrer d'une manière éclatante qu'il est plus qu'urgent pour nous jeunes de revenir à ce que nous sommes pour pouvoir avancer sur la voie du développement ", a-t-il poursuivi.Pour M. Touré, dont on connaît le dynamisme dans les mouvements associatifs de la jeunesse malienne, Amadou Hampaté Bâ et tant d'autres sommités, comme Seydou Badian Kouyaté, Amadou Djicoroni, Bakary Kamian, etc sont des richesses et des repères pour le Mali. " Nous devons chercher à les connaître pour deux raisons et c'est à nous les jeunes de la salle que je m'adresse: nous devons les connaître pour nous connaître nous mêmes, mieux appréhender notre culture et savoir quelles sont, dans cette culture, les valeurs prioritaires d'hier que nous pouvons intégrer dans notre vécu quotidien. Des valeurs humanisantes, comme le dirait un philosophe, qui peuvent nous aider sur la route du développement. Pour cette raison, nous devons tout mettre en œuvre pour les connaître ".
Et l'intervenant de poursuivre sur sa dialectique en disant que ces hommes célèbres doivent être connus pour une autre raison. Par un exemple assez illustratif il dira : aujourd'hui, le mot à la mode c'est la mondialisation, la globalisation, l'uniformisation. Si jamais la jeunesse africaine en général et celle malienne en particulier s'engagent dans cette voie, avant de chercher à mieux se connaître, à revisiter son histoire, la jeunesse sera en perdition comme elle semble en être déjà au bord. " Elle sera comme le linceuil qui sert à enrouler le mort. Les autres viendront écrire notre passé, nous dire notre présent et inventer notre futur et nous ne pouvons éviter cela qu'en nous connaissant nous mêmes d'abord. Et sur la voie de la connaissance de soi-même la connaissance de ces hommes est obligatoire, c'est le chemin obligé pour tous ", a-t-il souligné.
Nous vous proposons ces lignes de l'intervention de Mohamed Salia Touré que certains Maliens voient déjà comme le futur successeur de Siriman Traoré à la tête du Conseil National des Jeunes du Mali.
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